P.Smith - Dancing barefoot
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lundi 7 juillet 2008
Moto

Le jour est levé et j'arrive à faire démarrer le lecteur CD de mon PC qu'une fois sur quinze. Ma voisine passe, elle a la flemme de faire son petit dej'. Un café partagé. A la radio j'entends parler l'auteur de ce bouquin : "les nuits de la main courante - J.F. Laé", magnifique sociologue. Des cahiers que j'ai parcouru avec passion lors de mon stage à la police. Un cahier où j'ai moi-même été amené à poser ma plainte. Je m'aperçois que ce blog est ma main courante.
A l'épicerie du coin on parle moto, leur superbe "Fazer". Cet été où avec un ami on se trimbalait à deux sur une 125 Honda. Soudain elle faisait un bruit bizarre : on avait percé le pot d'échappement à force d'incliner tellement la machine. Cette fois où un copain de classe, P. Martingoutte (Grand hilare fouteur de bordel qui eut haut la main, à son corps défendant le BAC) me parle de sa Huskvarna.Cette année là il mit son souk à la moindre occasion possible avec une vitalité que, je crois il partage toujours. Un vrai fou qui sous des aspects rugeux, macho cachait une finesse, une tendresse rare.
Solidarité entre fous-furieux.
Les fois où je montais au dos de Martine sur sa 900cm3 - Suzuki. Completement dejantée, ses pieds touchaient pas le sol à l'arret, elle mettait la bequille (lol). Et puis conduire à une telle vitesse sur les routes pour le moins sinueuses de Dordogne ! Ses seins magnifiques, on s'est baignés nus dans la Beune, Marquay puis repartant son soutien-gorge au rétroviseur pour le faire secher. Le regard des gens en ville (super-lol).
Bruce Springsteen live in Gothenburg 2008
Laisser aller
La voisine d'en dessous vient de claquer ses fenêtres et le silence, ici en plein centre ville est profond.
Les bobos (bourgeois - bohème) envahissent la place. Comment peut-on se balader avec un bébé dans une poussette super technologique dans une foule telle que le marché au lieu de le porter sur soi?
Je me souviens de cette journée avec un ami grenoblois, portant son petit sur ses épaules.
Alors que j'avais pas pratiqué le ski pendant des années nous montons en haut d'une piste vertigineuse, moi m'affalant à l'arrivée, incapable de tenir l'équilibre. Bon c'était mal parti (lol). Face au mur empli de petites bosses aigües, mesquines. Lui/eux dévalent la pente avec elegance et souplesse.Je plonge, me disant "c'est pas la première fois que tu vois ça". Et là, en une micro-seconde tout est revenu. Skis serrés ou parfois sur un seul je suis parti, à fond vu la pente, dans une suite de louvoiements et amortissements. Le bonheur total, le corps qui d'un coup agit seul. Quant je stoppe à coté de mon ami, ses mots rigolards : "Ben, j'pense que nous deux on peut passer à peu près n'importe où!".
Plaisir du laisser-aller, un peu comme dans l'amour.
Comme dans mes rapports avec le clavier : y'a qu'à penser et les mains, les doigts produisent une musique que je connais pas et instantanément disparait dans l'instant. Mon ex-beau frère l'a demandé une fois : "Mais d'où tu sort tout ça ?", j'en ai pas une idée, je savais même pas que ça existait.
Billie Holiday - Strange Fruit
Les bobos (bourgeois - bohème) envahissent la place. Comment peut-on se balader avec un bébé dans une poussette super technologique dans une foule telle que le marché au lieu de le porter sur soi?
Je me souviens de cette journée avec un ami grenoblois, portant son petit sur ses épaules.
Alors que j'avais pas pratiqué le ski pendant des années nous montons en haut d'une piste vertigineuse, moi m'affalant à l'arrivée, incapable de tenir l'équilibre. Bon c'était mal parti (lol). Face au mur empli de petites bosses aigües, mesquines. Lui/eux dévalent la pente avec elegance et souplesse.Je plonge, me disant "c'est pas la première fois que tu vois ça". Et là, en une micro-seconde tout est revenu. Skis serrés ou parfois sur un seul je suis parti, à fond vu la pente, dans une suite de louvoiements et amortissements. Le bonheur total, le corps qui d'un coup agit seul. Quant je stoppe à coté de mon ami, ses mots rigolards : "Ben, j'pense que nous deux on peut passer à peu près n'importe où!".
Plaisir du laisser-aller, un peu comme dans l'amour.
Comme dans mes rapports avec le clavier : y'a qu'à penser et les mains, les doigts produisent une musique que je connais pas et instantanément disparait dans l'instant. Mon ex-beau frère l'a demandé une fois : "Mais d'où tu sort tout ça ?", j'en ai pas une idée, je savais même pas que ça existait.
Billie Holiday - Strange Fruit
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