Les langues que j'emploie, les langues que j'entends dans la rue, avec lesquelles jongler. Vivacité de la pensée et richesse du métissage. Non pas dans le sens d'une dilution de l'identité, mais comme un cumul des cultures. Pour preuve il est depuis quelques années courant, banal ces couples mixtes (comme on dit aux U.S.), qui s'embrassent dans la rue. Ici, je suis peut-être utopiste, mais peu à peu, on expérimente le monde dans sa variété et complexité. Ce que j'apprécie en France, dont on est enfant par choix et non par le sol, ou peut-être dans son coin-ci c'est bien cette promesse de souplesse.Ces mots d'Edouard Glissant :
" Le poète achemine la connaissance du monde dans
son épaisseur et sa durée, l'envers lumineux de
l'histoire qui a l'homme pour seul témoin."
Et la belle Ani DiFranco à la musique, aux textes tout à fait revigorants.
32 flavors
Parfum de curry, parfum d'Inde, "with a little help from my friends" des Beatles à coté, puis la souple et puissante musique du 'capoeiriste' à l'étage. Le petit chat qui vient visiter par la porte ouverte de chacun. Un voisin bengali venu échanger quelques roses contre l'emprunt d'un CD de "Nusrat Fateh Ali Khan". La voisine, très "kawaii", passionée de mangas monte le son de sa musique japonaise.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire