mardi 1 juillet 2008

Moiteur

Sur la coursive les voisins on disposé deux tabourets devant l'appui de leur fenetre. C'est sympa, ça fait comme un petit bar fleuri.
Dans la rue, ça grouille, partout c'est plein.
Place de la Dorade, une foultitude à squatté le square. Certains, les pieds dans l'eau, aux berges de la Garonne.
Une fanfare bariolée anime l'espace. La quête qu'ils font de temps en temps remporte succès : ils sont si gais. Un orgeat et puis je trace.

Devant moi une jeune fille et son compagnon.
Légèrement vêtue serait faible. Disons qu'elle habite une évocation de robe blanche. On se regarde, aucune provocation chez elle. Juste fière, tranquille et naturelle.
Croisant la rue, la terrasse du bar 'La Maison' est pleine. Tous et toutes suivent, le léger déhanchement de cette brunette. L'éclat de rire d'une fille à sa table me voyant jouer l'hypnotisé.
La pudibonderie vit de mauvais jours ces temps-ci ! Pudibonderie morale autant que physique.
Rien ne me déplait autant que les gens qui ne parlent que de la pluie et du beau temps. Ne pas s'impliquer, physiquement, mentalement dans les rapports humains...
Certes, enfant du mouvement hippie, mais je suis pas seul. Cette fois où tout gamins (9-10ans je sais plus), sortant de la douche avec S., elle avait bien enfilé chaussettes et chaussures, je dus la rattraper à l'extérieur : elle avait oublié jupe et culotte (lol).

Aucun commentaire: