mercredi 18 juin 2008

Ariane

Ariane, jusqu'à présent je n'osais pas trop parler d'elle. Au téléphone, je lui demandais la permission, qu'elle m'accordait. "Ronde comme une boule" me dit-elle. Je ne sais quel lien me lie à cette personne. Mais je suis comme si j'étais elle et rien ne me plaît plus qu'elle soit heureuse. Si petite, la douceur de sa pensée, (malgré le fait qu'elle m'ait subtilisé le 'Journal de D.H.Thoreau'!) et le fait que par le temps, même si on ne se voit pas pendant un long moment on est toujours aussi proches et conciliants l'un envers l'autre. Bientôt elle va mettre naissance à un enfant, déjà son Gorka est un exemple de métissage intelligent, je me demande quel va être cet autre prodige. Si elle va bien le vivre, si son compagnon sera à la hauteur (elle me dit que oui, mais avec elle, impossible de savoir ce qu'elle pense réellement, elle est trop mystérieuse). Nous partageons une étrange émotion, elle à la mort de sa grand-mère, recevant un 'message' d'outre atlantique', moi de ma seconde mère, un rêve qui m'éveillait dans la nuit. Alors nous faisons sûrement partie de cette faible quantité de gens qui croient aux esprits. Conception purement animiste de la nature et des êtres. Mais je le jure, je l'ai vue en rêve, sur son lit, me disant avec grande douceur : "Sois heureux, Marc je t'aime" Le lendemain au matin on me téléphonait pour me dire qu'elle était morte dans la nuit. Je le savais déjà et raccrochais brutalement.
Ariane, une personne avec qui il est possible de parler de choses totalement irrationnelles, assumées avec inquiétude comme telles.

Aucun commentaire: