mercredi 18 juin 2008

Grève

Aujourd'hui, grève de la fonction publique, aussi pas de radio.
Il y a ici une coutume réjouissante, même si décriée, la grève. Au moindre désaccord, pas de discours, on se met en grève et c'est le bordel. Banderoles, défiles ou pas, c'est une attitude qui, je crois, est difficile de comprendre hors d'ici.
Premièrement il fait beau et les gens ont plus envie d'aller se trimbaler dehors que s'enfermer travailler.
Secondement il y a ici une science du conflit. Les politique s'en balancent généralement mais le public n'hésite pas à descendre dans la rue, faire d'interminables et bruyants cortèges avec plein de pancartes et porte-voix.
Renaissance de la démocratie, que l'on doit (qu'il soit maudit :-)) à l'arrogance de notre président, à l'augmentée du prix du pétrole et à ses enfantillages autour de la "libération du pouvoir d'achat". Quant il est tellement évident que tant de gens se paupérisent. "Travailler plus pour gagner plus" alors que travailler plus permet juste de survivre.
Et puis quoi, depuis quand travailler a été une fin en soi, depuis quand l'homme ne se définit que par sa productivité? Nous avons été des chasseurs-cueilleurs durant des milliers d'années, certains peuples continuent actuellement cette voie. Avec le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources d'énergie fossile je me demande si nous n'en reviendrons pas, par une grande violence, à de telles valeurs. Mais ce n'est que mon avis...

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