samedi 14 juin 2008

SETI

Il fait presque beau, encore des roses contre un thé. Puis sur leur lit mes voisins bengalis se remettent à leurs interminables parties de cartes, s'engueulant/rigolant dans leur langue exotique. La sœur de la voisine d'en dessous passe en me saluant pendant que j'accroche deux coussins de plume au soleil. Autre bonne chose, j'ai retrouvé les clefs de l'appartement. Cela faisait plus d'une semaine que je partais la journée sans fermer. Elles étaient sur la porte, à l'extérieur... Je ne sais combien de fois ma mère m'a dit "Heureusement que ta tête est attachée à ton cou...". Un passage à l'épicerie tamoul pour acheter de la poudre de curry. Je demande "c'est combien?" elle me répond "one fifty"... Le charme des mélanges de langues (rien de sexuel là :-) quoique, elle est vraiment très belle (lol)).

Avant hier le SETI m'a de nouveau contacté parce-que cela fait je sais plus combien de jours, plus de six mois que je ne leur ai pas envoyé les résultats des calculs SETI. C'est un projet commencé il y a plus de dix ans qui m'a tout de suite intéressé sur deux plans.
Tout à démarré en 1959, c'était encore la folie des UFO et l'immense radio-télescope d'Arecibo (la parabole géante creusée dans le sol que l'on voit dans James Bond) servait en autres à écouter les galaxie. Chercher dans les signaux une logique, les traces d'un langage, d'un message, bref la recherche d'une intelligence extraterrestre. Il est facile de démontrer (j'ai oublié le nom de l'auteur de cette équation, mais je le retrouverai) que la probabilité de l'existence d'une vie intelligente ailleurs est plus que probable vu la taille de l'univers et sa tendance à la néguentropie. Par contre, ce qui tout à fait aussi certain c'est qu'on n'en entende jamais l'echo (cf. théorie de l'espace-temps d'Einstein). Bref, quand la NASA décida de couper les crédits à cette bande de fous qui cherchaient des traces d'extraterrestre, des étudiants de l'université de Berkeley urent une idée géniale. Le processeur de chaque ordinateur est inactif +/- 82% du temps (c'est ce que me dit mon 'Process Explorer'). Pourquoi ne pas utiliser ce temps de calcul, quand l'utilisateur ne fait rien?
Secondement, avec l'arrivée d'internet ce projet s'est étendu. Plusieurs millions d'ordinateurs connectés les uns aux autres, calcul réparti et tout simplement, création du plus puissant système informatique au monde.
Le projet BOINC, totalement bénévole, s'intéresse à la biologie, médecine, physique, climatologie, etc.(projets). C'est par exemple ce moyen qui a permis de réelles avancées dans l'étude du réchauffement climatique, ou de la malaria. Même les ordinateurs des plus grandes universités, des armées ou services secrets (NSA compris) sont des enfants à coté de la puissance de calcul réunie :-) Et celle-ci, même si parfois c'est pour des farfelus, la plupart du temps sert à des travaux qui concernent l'humanité entière. On décrie Internet, comme un réseau de pédophiles, au mieux comme favorisant l'addiction au jeu d'adolescents. Pourtant, il permet la création collaborative, totalement désintéressée tel Linux (mais ça, je m'énerverais à ce sujet une autre fois :-) ).
Ce qui me plait là dedans c'est qu'enfin l'humanité commence à penser main dans la main, au niveau planétaire...
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