La voisine a laissé un mot sur la porte du collectif, disant qu'elle organisait une fête ce soir et s'excusait d'avance du bruit résultant. Alors pour rester au calme, il faut fermer sur quantité de rires et d'éclats de voix. Mais c'est pas grave, c'est le week-end ! Je ne la connais pas bien mais me suis souvent amusé à réarranger les galets colorés posés sur le rebord de sa fenêtre. Elle les dispose d'une façon équidistante, et je les ai tassé d'un coté, fait un dégradé, etc. Mais chut! elle ne sait pas que je suis le terroriste de ses cailloux. J'ai une fascination pour le déséquilibre et la puissance thermodynamique qu'il suppose. La monotonie est vraiment assommante, heureusement ici ce n'est pas le cas. Les voisins bengali d'en face, m'ont gentiment apporté un peu de leur curry car ils savent que je l'adore et nous avons convenu d'une nouvelle rencontre musicale : chouette !
Cette ambiance me rappelle ce poème du Tao Te King :
"Le Tao est vide ; si l'on en fait usage, il paraît inépuisable. Ô qu'il est profond ! Il semble le patriarche de tous les êtres. Il émousse sa subtilité, il se dégage de tous liens, il tempère sa splendeur, il s'assimile à la poussière. Ô qu'il est pur ! Il semble subsister éternellement. J'ignore de qui il est fils ; il semble avoir précédé le maître du ciel."

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