dimanche 29 juin 2008

Canoë

On m'invite à initier quelqu'un au canoë.
Plaisir de cette pratique : on doit à la pagaie faire des huit (même débordants) pour maintenir l'équilibre , s'appuyer sur l'eau dans une gîte improbable.
Me revient qu'avec un ami un samedi après-midi nous a pris de faire un tour sur l'Auvezere (rivière de niveau 6 = infranchissable). On est allé chercher les bateaux. Des trucs qui flottent à peine, à la moindre vague de vingt centimètres on s'en prend jusqu'au nombril.
Les poser en haut, descendre la voiture et remonter, deux partageant un mini-vélo... Douze kilomètres à courrir. Arrivés, non seulement on était H.S. mais la nuit était tombée. Bon on s'en fout on a des lampes. Je m'installe dans mon bateau, bleu pâle perlé de blanc et j'allume ma lampe frontale de spéléo. et là problème. Ca le bateau j'le vois super bien, mais la rivière, niet. Pas dégoûtés on a éteint la lumière et sommes parti tranquille.
Naviguer au son : là ou il y a le plus de bruit, diriger la pointe du bateau en pagayant à fond pour ne pas être un objet à la dérive. accumuler une énergie utile pour se diriger, maintenir l'équilibre. A part les rapides, les rochers, etc. on s'est pris deux sauts. Deux puis sept mètres, heureusement qu'esquimauter était pas un problème. Arrivés nos embarcations étaient totalement explosées.
A deux on a peiné à monter le mien sur la galerie de l'auto (poids : 9kg).

Le canoë est une chose formidable. Lire la rivière, s'effacer devant la puissance de la nature. Juste l'effleurer, surfer sur elle, n'allant jamais contre : on serait perdu d'avance.

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