mardi 16 décembre 2008
Fighters for Freedom
14h15 - Je marche, marche et marche encore sous un fin crachin sans trouver ce foutu restaurant.
J'vais encore être le seul blanc pur-tain parmi une assemblée générale de Bengalis. Ne pas comprendre un mot, seulement entendre la musique douce et fluide de cette langue étrangère. Une après-midi à écouter de la musique, parler anglais et écouter. Avec des gens chaleureux et attachants, spontanés et souriants (chahuteurs et bordéliques au dire d'un!). L'enfer quoi :-)
15h40 - La salle se remplit peu à peu. Principalement d'hommes. Dommage car la fois dernière les femmes étaient à tomber...
Sur le mur du fond de la salle on attache un drapeau. Cercle rouge sur fond vert, le soleil et la terre. A coté un dessin, des personnages le poing levé et "Freedom Fighters" écrit en bengali (!)
Un café, une cigarette, quantité de salutations et bienvenues...
15h50 - Mr. Jalil se lève, un discours puis une minute de silence "En mémoire du combat de la révolution". Mr. Jalil, subtil musicien et chanteur, respecté, démocrate convaincu entre autres choses. Mais aussi exilé politique en France.
Puis chacun se lève, bras ou mains croisées. Tablas et harmonium, un chant lent, un peu mélancolique: un hymne. Rien à voir avec notre martiale Marseillaise, j'entends, j'imagine peut-être, la simple peine de ces hommes et femmes éloignés contre leur gré de leur pays. Malgré la barrière des cultures, impossible toutefois de ne pas percevoir leur sentiment d'intimité, le 'blues'.
Suit un long poème dont me surprend la familiarité dans sa scansion, la belle musique de la voix. Suit un discours politique/patriotique et la musique commence.
Les voix de chants traditionnels s'enlacent dans des volutes hallucinantes. Chanteurs/euses s'échangent des mélodies. Parfois les paroles ont été oubliées et tout s'effondre en rires et capharnaüm :-). Un type à l'allure d'ouvrier qualifié en bâtiment à la voix d'une subtilité,virtuosité et puissance met tout le monde d'accord. Puis le vénérable patron du Bombay, un chant éraillé. Les gens se mettent à rire frappant des mains. Un type se lève et danse d'une manière délirante, désopilante, ça vire au profane!!!! :-)
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