Nous partageons ce multi-culturalisme elle tchèque-hebreu, moi français-catalan/espagnol. Elle me parlait de la belle mélodie de Yael Naïm, une bien habile sauteuse de cultures.
Il me semble que l'on apprend là une chose inestimable : le respect de l'autre, l'écoute de sa pensée sans jugement.
Elle ne veut pas apporter une contribution à 'rencontre', pas grave. Mes tentatives n'avaient que comme but de ne pas la choquer ou squatter ses pensées. D'un autre coté j'espérerais que ma prose idiote (merci Fred.) trouve un écho. En fait nos échanges par mails se résument à un débat sur les mérites respectifs de Merleau-Ponty et Heidegger. Tous deux que je trouve particulièrement ennuyeux, du genre coupeur de cheveux en 12.000. Platon, Avérroès, Aristote, Blaise Pascal, Karl Marx, Sigmund Freud, Roger Bacon, Arthur schopenhaueur, Soren Kierkegaard, Annah Arendt... là je comprends. Mais quantité d'autres me tapent sur le système. Il me semble qu'il se perdent dans des détails insignifiants et surtout ont oublié cette brillante parole de Nicolas Boileau : " Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement". Mais peut-être manque-je (hi!) de patience, mais bon on s'en fout il y a tellement de choses à lire...
Comme jeu de l'esprit, je conseille par exemple les multiples bouquins sur les 'design patterns'. le génie logiciel en langage objet ça décoiffe ! Dans le genre abstraction bien des philosophes me semblent des petits bras à coté.
Merleau-Ponty, certes son analyse du langage est intéressante (cf. Le doute de Cezanne) mais C. Levi Strauss a aussi dit quelques choses intéressantes. Encore une fois j'ai plus appris de philosophie en fréquentant les hôpitaux d'urgence ou psychiatriques. Là on peut rencontrer de vraies personnes. Des deux cotés, aussi bien les patients que le personnel soignant. Waouh, les mots et pensées superflus disparaissent d'un coup et là on ne parle que de choses essentielles. De la vraie vie, de l'instant avec toute la précision et la cruauté de mise. Les barrières tombent et immédiatement apparaît l'essentiel. Je ne veux pas par là la dissuader de son étude, juste une question vers une personne chère, aux poignets charmants, la parole mystérieuse et l'intelligence bien affûtée. Qu'est-ce qui peut pousser une pensée fertile à travailler et à l'interprétation de textes, de pensées mortes?
C'était une pensée bien vivante, de la part d'un imbécile qui n'aime rien de plus que la controverse...
Sachez belle Hila que je ne souhaite qu'une rencontre amusante, festive et fertile, comme celle d'hier :-)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire